Goodbye Lenin Le réalisateur
débutant Wolfgang Becker a connu un triomphe en
Allemagne avec ce film qui montre que “la réunification”
brutale après la chute du mur de Berlin, dans la
nuit du 9 au 10 Octobre 1989, a laissé une certaine
mélancolie au cœur des allemands de l’Est.
Certains repères ont disparu: la marque de café
favorite n’existe plus, le programme préféré
des petits enfants n’est plus diffusé à
la télévision, les bannières du Parti
sur les façades des immeubles ont été
remplacées par la publicité pour Coca-Cola.
C’est dans ce contexte que la camarade Christiane Kermer, fervente militante qui vit à Berlin-Est se réveille après un coma de 8 mois.En effet, victime d’un infarctus lors d’une manifestation elle rouvre les yeux après la chute du mur de Berlin.Son fils, Alex, sait que tout choc émotionnel grave pourrait causer la mort de sa mère. Il décide donc de lui cacher les changements advenus depuis son malaise.Il doit pour ce faire remettre tout l’appartement comme il était auparavant: il recolle l’affreux papier marron, il replace les meubles en formica. Il remet même en circulation la vieille Traban un peu poussive. Sa sœur et lui ressortent les vêtements d’avant : pulls faits en Bulgarie, jupes démodées. Adieu jeans et tee-shirts.
En clair, Alex décide de faire revivre la RDA disparue. Avec la complicité des voisins, “il fait” des journaux télévisés vantant les bienfaits du régime communiste qu’il passe sur la télévision dans la chambre de la malade. Tout le mal que se donne Alex pour maintenir sa mère dans le contexte d’avant la chute du mur montre combien il l’aime.