J 'ai marché, j'ai traversé
Des prés, des forêts et j'ai pensé
A toi, petite Camille.
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| P our toi, j'ai cueilli des brassées de fleurs
Et je les ai disposées dans cette corbeille
Que je dépose maintenant à la porte
De ta chambre.
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| D e grands lys blancs,
De pureté et d'innocence…
Deux iris… noirs comme tes yeux…
Des pâquerettes discrètes
Effeuillées pour te dire que je t'aime…
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U n bouquet de modestes anémones…
Des jacinthes sauvages
Au parfum délicat et enivrant…
Du muguet messager de bonheur…
Des coquelicots rouges comme tes joues…
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D es jonquilles dressant leurs collerettes
Vers le ciel…
Des primevères annonçant le retour
Du printemps…
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D ans tout ce fouillis de fleurs, j'ai planté
Un pied de myosotis, herbe d'amour…
Forget me not, Vergiss mein nicht,
Ne m'oublie pas…
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L a plus belle, la rose rouge, je l'ai cueillie
Délicatement au jardin.
Ses épines,
Je les ai enlevées une à une,
Pour qu'elles ne te blessent pas.
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C ette rose rouge, je l'ai attachée
A un fil de fer barbelé.
Ses épines rouilleront, mais la rose
Ne mourra pas.
Toutes ces fleurs, elles sont pour toi,
Rien que pour toi,
J e te les offre.
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