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Charles Baudelaire évoquait ces parfums frais comme des chairs d’enfant. Il existe aussi des écritures naissantes susceptibles de rendre jaloux bien des adultes. Pour preuve, cette rédaction d’un élève de 3ème du collège de Saint-Prix composée lors du « Brevet Blanc » d’avril dernier. Il s’agissait, pour les adolescents, d’évoquer un lieu cher à leur cœur. Précisons que la copie rendue à la fin de l’épreuve ne comportait aucune faute d’orthographe, ce qu’appréciera Olivier, notre impitoyable chroniqueur…
Depuis tout petit, dès l’âge de trois ans, j’ai vécu en Bretagne. La Bretagne, un bien petit mot pour ceux qui ne la connaissent pas, mais une raison de d’exister. Un climat apaisant pour ceux qui y ont vécu. Souvent, en fin de semaine, mes parents m’amenaient dormir chez mes grands-parents. Ils possédaient une maison modestement décorée mais qui reflétait tout le charme du bourg où elle avait été construite. De là, avec mon grand-père, chaque matin, nous nous promenions sur les rochers impressionnants que la marée avait façonnés depuis des siècles. Je m’asseyais, seulement pour regarder les goélands voler entre les vagues et l’écume qui flottait dans l’air frais pendant la tempête. J’adorais regarder les éléments se déchaîner. Pour cela, je marchais jusqu’au bout de la digue et je regardais les bateaux voguer dans les remous.
 

Depuis, chaque été, je reviens à Kérity, berceau de mon enfance, là où j’ai pu prendre conscience du danger, simplement pour humer l’air frais de mes souvenirs et l’odeur forte de l’air marin. Ce lieu est resté, pour moi, un grand repère sentimental. J’y ai découvert que l’infinie beauté peut se mêler à la peur, au danger. Mes souvenirs les plus marquants y sont ancrés. Lorsque j’ai fait du catamaran avec mon père, j’ai découvert que la terre n’est jamais plus belle que vue depuis la mer. Lorsque sur les plages, je regardais les véliplanchistes avec ma mère, j’aimais les bourrasques qui m’irritaient pourtant les yeux de tous leurs grains de sable.
Ces temps-ci, quand je retourne en Bretagne, je ne la reconnais plus. J’ai l’impression que son caractère s’est adouci. Comme si elle m’avait apprivoisé! Mais Dieu sait si je l’aime, cette région ! Et plus particulièrement les rochers de Kérity, même si l’atmosphère est froide et incite à la solitude. Ma vie aurait pris un tout autre sens si elle n’avait été bercée par les bruits des flots marins.
Pour moi, la Bretagne représentera toujours la beauté mêlée à la puissance des éléments, les souvenirs les plus marquants de ma vie. Par exemple, ces courants d’air puissants et glaciaux qui, à travers les ruelles de l’île de Sein, supportaient mon poids, me donnant l’impression de la seule liberté illimitée, celle de me laisser porter par le vent et de planer au-dessus de cette terre qui est et restera, pour moi, mythique.
Pour moi, la Bretagne représentera toujours la beauté mêlée à la puissance des éléments, les souvenirs les plus marquants de ma vie. Par exemple, ces courants d’air puissants et glaciaux qui, à travers les ruelles de l’île de Sein, supportaient mon poids, me donnant l’impression de la seule liberté illimitée, celle de me laisser porter par le vent et de planer au-dessus de cette terre qui est et restera, pour moi, mythique.
 

Romaric

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