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AUNG SAN SUU KYI « LA DAME DE RANGOON »


Le 22septembre, un millier de bonzes suivi par une multitude de Birmans s’arrête devant la demeure où est assignée à résidence Aung San Suu kyi. Accompagnée de deux femmes, Aung San Suu kyi s’avance, salue les manifestants, se joint à leur prière : « faisons en sorte d’être libérés de tout danger, de toute douleur, de la pauvreté, et que la paix soit dans nos cœurs et dans nos esprits » Puis, tous s’éloignent en scandant : « Longue vie à Aung San Suu kyi, qu’elle soit libérée bientôt ».Certes, les médias ont rendu compte des manifestations et se sont émues de la répression exercée( arrestations, tirs meurtriers, tortures.) En revanche, peu de renseignements sur la personnalité et la lutte de « la dame de Rangoon ».

Aung San Suu Kyi est née le 19 juin 1945 à Rangoon. Elle est la fille du général Aung San leader de l’indépendance obtenue en 1947. Il est assassiné la même année par des rivaux. Jusqu’en 1960, elle vit en Birmanie ; puis, sa mère est nommée ambassadrice à Delhi en Inde. Elle la rejoint pour y terminer ses études secondaires. De1964 à 1967, elle étudie la philosophie, l’économie et les sciences politiques à Oxford (Grande-Bretagne) C’est là qu’elle rencontre Michaël Aris, spécialiste des civilisations tibétaines. De cette union naîtront deux fils : Alexander et Kim. Michaël Aris a compris dès avant son mariage que la future « dame de Rangoon » est toute dévouée à son peuple : « je ne te demande qu’une chose, si jamais mon peuple a besoin de moi, c’est de m’aider à remplir mon devoir envers lui ».

En 1988, elle retourne en Birmanie soigner sa mère La même année, la junte militaire au pouvoir depuis 1962 est divisée par des luttes intestines. Les manifestations en faveur du rétablissement de la démocratie sont cruellement réprimées ; trois mille personnes désarmées sont tuées à Rangoon* même. Aung San Suu Kyi , prenant aux la nouvelle junte qui a promis des élections, crée avec des amis la Ligue nationale pour la démocratie.dont l’emblème est couleur safran « comme la robe des moines et des bougies sacrées » A bord de bus, trains, bateaux, barques, elle sillonne la Birmanie. Tout au long de son périple, elle multiplie les discours où elle dit en mots simples le droit à la démocratie, au bonheur et la nécessité de lutter contre la peur. N’écrira-t-elle pas dans un livre publié en 1991 par les Editions des femmes : « …dans sa forme la plus insidieuse, la peur prend le masque du bon sens, voire de la sagesse, en condamnant comme insensées, imprudents, inefficaces ou inutiles les petits gestes quotidiens de courage qui aident à préserver respect de soi et dignité humaine.Un peuple assujetti à une loi de fer et conditionné par la crainte a bien du mal à se libérer des souillures débilitantes de la peur… »

Son action, fondée sur la non-violence héritée de Gandhi et de Martin Luther King, conduit son parti à la victoire( 392 des 485 sièges du parlement) en mai 1990 bien qu’elle ait été assignée à résidence depuis le 28 juillet 1989. Loin d’être découragée, elle multiplie discours et publications politiques. Son courage et sa volonté en font la figure emblématique de l’opposition à la dictature. L’attribution de divers prix- prix Rafto pour les droits humains, prix Sakharov pour la liberté de pensée et surtout le prix Nobel de la paix en 1991- lui confère une stature internationale et de nombreux soutiens. Ainsi depuis les récentes manifestations contre la junte, elle est devenue citoyenne d’honneur du Canada et son portrait figure sur la façade de l’hôtel de ville de Clichy.

Avec l’argent du prix Nobel elle a créé un fonds pour financer un système de santé et d’éducation populaire. Ni les pressions, ni les restrictions à sa liberté ni les tentatives d’assassinat ne l’ont réduite à merci. Au contraire, Aung San Suu Kyi y puise de nouvelles raisons de résister et de manifester sa solidarité avec ceux qui luttent. Jamais, elle n’a cédé au chantage exercé par la junte : possibilité de se rendre au chevet de son mari hospitalisé en Grande-Bretagne pour y soigner un cancer à condition de renoncer à toute action ; Michaël et Aung San Suu kyi ne se revirent pas. Et ce ne sont pas les avances récentes d « apaisement » qui l’amèneront à trahir celles et ceux qui sont morts, torturés, en fuite pour la défense de la démocratie et l’une de ses composantes essentielles :la liberté de pensée, d’expression et de circulation( y compris pour « la dame de Rangoon ».

Comment terminer si ce n’est en vous donnant à lire un haïku d’Aung San Suu Kyi

Nous pouvons être
Froid comme l’émeraude
Comme l’eau au creux des mains
Mais nous pourrions être
Comme des éclats de verre
Au creux des mains



Marie-Françoise Vaçulik, © novembre 2007
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