les amis de la bibliothèques Albert Cohen de Saint Leu la Forêt
vous êtes ici > accueil > du côté des femmes > Wangari Muta Maathai
médiathèque Georges Pompidou
présentation
Occupation/Résistance
Conférences en images
 
langue française
sans faute
erratum
le tréma
vacances avignonnaises
 
évènements
Balade à pas comptés
La plume musicale
Yvette Godin
Robert Bigot
La question Tibétaine
Bach et Rameau
la trilogie Joubert
géopolitique de l'islam
une dame nommée wanda
Johann von Schiller
Konrad Lorentz
Frantz Schubert
Wanda Landowska
Albert Einstein
Prix Ernaux 2008
Prix Ernaux 2007 palmares
Prix Ernaux 2007
Prix Ernaux 2006
Prix Ernaux 2005
Prix Ernaux 2004 adultes
Prix Ernaux 2004 juniors
Journée Reine Hortense
Journée St Leu la poésie
Erreur de Chantal Gosset
Victor Schoelcher
 
du côté des femmes

aung san suu kyi
Wangari Maathai
 
coups de coeur
Jean Bensimon
maestro
Lettre à mon jardin
Pour Camille
Gisèle Pineau
Diaporama
Club lecture
Bonnes nouvelles
Histoire de coeur
Cinéma
Conte-leu
Musique
Les mille et une nuits
l'écrivain
l'attaché case
à mots contés
la sente
chagrin d'amour
vous avez dit coua
 
remue-méninges
 
patrimoine
Eyvind Johnson
Hortense, duchesse de St Leu
histoire de st leu
conférence sur la résistance
les sentes de st leu (pdf)
 
jeunesses
Gwenaell Poline
Marie-Ange Le Rochais
Modigliani
A vos manettes
Marie Turcan
Eléonore Greif
Lucie Greif
 
contact
côté des femmes

WANGARI MAATHAI , PRIX NOBEL DE LA PAIX 2004


Les médias bruissent des échos du « Grenelle de l’environnement ».Peu d’entre eux ont mis en lumière la présence significative de Wangari Maathai, aux côtés de Al Gore. Pourtant, l’une et l’autre ont reçu le prix Nobel de la paix pour la défense de l’environnement ; de plus, tous deux sont des figures emblématiques de la situation socio-économique de notre monde : l’une est la représentante d’une Afrique en butte à la misère, l’autre vient d’un continent riche et trop souvent exploiteur des plus pauvres. La nature commune de leur combat est une note d’espoir.

Wangari Maathai est née le 1er avril 1940 ; ses parents sont de petits fermiers installés sur les pentes forestières du mont Kenya. L’omniprésence de la forêt va jouer un rôle important dans l’évolution intellectuelle de la jeune kenyane.
Après avoir fréquenté des écoles catholiques où sa vivacité d’esprit est remarquée, elle part pour l’Allemagne et les Etats-Unis à la fin des années 50. Elle obtient un doctorat de biologie. En 1963 le Kenya devient indépendant. Elle est nommée à l’université de Nairobi et en 1976 Wangari Maathai est la première kenyane à porter le titre universitaire de « docteur »Mais son divorce mal perçu dans un pays où il ne fait pas encore bon d’être diplômée et indépendante la réduit au chômage. A la même époque, elle prend conscience des ravages de la déforestation et se lance dans l’action militante.

En 1977, Wangari Maathai crée le mouvement « Ceinture verte ». Il a l’originalité de viser à accomplir deux objectifs : combattre la déforestation et défendre les droits des femmes L’érosion des sols, l’avancée du désert, la pollution des eaux entraîne un désastre humain : manque de bois pour se chauffer et se nourrir, pauvreté, famine. Aussi, elle apprend à des femmes de plus en plus nombreuses à planter et soigner des arbres Grâce à cette compétence, elles deviennent autonomes. A ce jour, trente millions d’arbres ont été plantés au Kenya.et des milliers de femmes travaillent dans les pépinières. Ses méthodes ont été reprises dans d’autres pays africains comme l’Ethiopie, le Lesotho, le Malawi, l’Ouganda et la Tanzanie.

Cette action lui a valu injures, coups, procès parce qu’une femme ne doit pas contester les décisions des responsables masculins. Plus grave : Wangari Maathai prend une part active à la vie politique : dénonciation de la corruption des dirigeants, défense des droits fondamentaux ( liberté de pensée, d’expression, égalité hommes/femmes ) En 1997, elle tente d’unir l’opposition à la présidence musclée de Daniel Arap Moi. C’est un échec car elle constate que le Kenya n’est pas prêt pour la démocratie ; en particulier, entretenir les conflits entre les ethnies est un fléau hérité du colonialisme qui permet aux gouvernants de conserver le pouvoir.

Désormais, elle agit au sein d’organisations environnementales et d’associations de femmes. Elle participe au Sommet de la Terre à Rio en 19992, joue un rôle important dans es commissions internationales consacrées au développement durable.

Après le départ de Daniel Arap Moi, Wangari Maathai est élue députée écologiste en 2002 ; en janvier 2003 elle est nommée ministre adjoint à l’Environnement, aux Ressources naturelles et à la faune sauvage. En 2004 elle reçoit le prix Nobel de la paix. Malgré la reconnaissance du bien- fondé de son action inlassable, dans une interview donnée au Courrier de l’U.N.E.S.C.O., elle souligne la nécessité pour l’Afrique de choisir des «des gouvernants altruistes et visionnaires, soucieux du bien-être du peuple. » et n’hésite pas à fustiger la responsabilité désastreuse des multinationales qui prônent un modèle économique, contribuant selon elle « au pillage des ressources naturelles ».Quant à l’aide étrangère, « elle relève surtout de l’assistance thérapeutique (…) et ne verse presque pas d’argent pour un développement humain durable »

Ténacité, courage, défense de la démocratie, affirmation des droits fondamentaux de la personne, unissent ces deux femmes. De plus, elles n’ont jamais appelé à user de la violence pou r que les individus soient maîtres de leur vie et ainsi libèrent « leur énergie créatrice » Enfin, il n’est pas indifférent que, viscéralement attachées a leurs continents et pays respectifs, Aung San Suu Kyi et Wangari Maathai soient les figures emblématiques d’un humanisme universel.


Marie-Françoise Vaçulik, © novembre 2007
vous êtes ici > accueil > du côté des femmes >Wangari Muta Maathai

 

Saint Leu La ForêtCommunauté d'agglomération Val ForêtCommunauté d'Agglomération Val Parisis
271 Chaussée Jules César
95250 Beauchamp
01 30 26 39 41
Médiathèque Georges Pompidou Saint-Leu-la-ForêtMédiathèque Georges Pompidou Saint-Leu-la-Forêt
           6 avenue des Diablots
           95320 SAINT-LEU-LA-FORÊT
           Tél. : 01 34 18 36 80
           mediatheque.stleu@valparisis.fr
   
Les amis de la médiathèque de Saint Leu la Forêt | 8, sente des Potais - 95320 Saint-Leu-la-Forêt - 01 39 60 52 11 - lesamis@signets.org | réalisation création site vannes ©2012