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HORS--SERIE SPECIAL
PRIX ANNIE ERNAUX
2006
ANALYSE DES NOUVELLES ADULTES


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Sylvie Dubin
 
Laurence Marconi


Eric Fouassier


Monique Coudert


Odile Gougeon
Lydia Chabert-Dalix


Françoise Denis-Ghesquiers

Luc-Michel Fouassier



Clara Batt

Gwendoline Raymond

Christelle Nilles

Manon Vargas

Pierre Brossart

Marie Souchet

Noémie Gillon

Sophie Weill

Inès Zitouni

 
 
 
 
 

 

 
 
Palmarès Adultes


Premier prix
La lumière sur la place. Sylvie Dubin
Angers (49)
Dans « La lumière sur la place » Florence et le David de Michel Ange servent de toile de fond à l’évocation de la vengeance d’un artiste qui, par l’entremise du marbre, se révolte face aux touristes indifférents à la beauté créatrice qui les environne. Un style brillant, pour un texte dense, qui fleure bon la culture et l’humour.
« Les visiteurs, bandoulières autour des reins, à moitié nus aussi, (…) troupe sonore, masse énorme en mouvement,(…) aveugle et ondulante comme les cieche, ces jeunes anguilles sans prunelles de l’Arno (…) font le siège permanent de la pierre immobile par le nombre et la sueur ». Ils deviendront bientôt, sous les doigts du sculpteur, « des formes humaines recouvertes d’une multitude de pierres plates colorées et rehaussées de gemmes brillantes. Seul leur visage était nu et d’un réalisme atroce, étrangement détaché d’un corps plus grossier et pourtant chatoyant. (…)Ces corps-là ont saisi la beauté pour l’éternité. (…) L’oeuvre est fabriquée par leur regard et sera à son tour fabrique de regards. (…) Des corps de pierre, et rien de plus,(…) rien d’autre que le marbre et le génie ».


Deuxième prix
Montre-moi tes cornes. Laurence Marconi
Bussy-Saint-Georges (77)
La passion des escargots, voilà le jardin secret du héros de « Montre moi tes cornes ». Il y trouve « sa coquille, son bouclier contre la bêtise humaine », cette bêtise qu’incarne si merveilleusement sa petite famille. Et puis arrive ce jour des fiançailles de Lucile. Il faut recevoir les futurs beaux-parents… « Déjeuner capital, où nous allions être jugés, jaugés à la qualité des petits fours, l’éclat de l’argenterie et la vacuité de nos paroles … ». Il reste vautré dans la boue, libre, affranchi…Il est l’un des leurs et finit foudroyé face à la cassolette fumante du repas familial. Des portraits au vitriol parsèment cette nouvelle pleine d’humour et de fantaisie.

Mention spéciale du Jury
Un si doux sourire. Eric Fouassier
Verrières-le-Buisson (91)
Le récit d’« Un si doux sourire » débute tel un roman historique et nous introduit au sein du microcosme des tailleurs de pierre, sur le chantier de construction de la cathédrale de Reims. Un père et son fils, dont les talents rivalisent, l’amour d’une « belle donzelle » qui perturbe le talent des créateurs sont les ingrédients de cette nouvelle dont le dénouement tragique et brillant nous a ravi. Le père, ayant assassiné les tourtereaux, transforme la sculpture que le jeune homme vait réalisé de sa belle amante en statue d’ange au visage radieux et à la douceur éternelle : « Elle représentait cet idéal de perfection auquel il avait sacrifié son existence entière, sans jamais parvenir à l’atteindre, ni même à s’en approcher(…). Cette merveilleuse maîtrise (…) se trouvait gaspillée sur l’autel vulgaire de l’amour charnel ».



Mention spéciale « Qualité littéraire »
Un chien blanc. Monique Coudert
Marly le Roi (78)
Encore une brève et intense rencontre dans « Un chien blanc » où l’auteur nous fait vivre la liaison éphémère, par l’entremise d’un petit chien nommé Opale, entre Jeanne et son beau marin blond venu du Nord, dans un décor qui rappelle Simenon et incite à la nostalgie : « Les amoureux marchent dans les rues du port. Ils habitent la même histoire. Où sont-ils allés dans cette nuit couleur d’Opale ? Ils ont quitté le café, un peu ivres. Ils ne voient rien».

Prix de l’originalité
Tragédie Académie. Philippe Brondeur
Limoges (87)
Réécrire Roméo et Juliette dans la langue des cités, telle est l’ambition de l’auteur dans « Tragédie Académie ». Avec humour, il nous fait vivre le quotidien des bandes rivales et la tragédie de l’amour impossible qui unit Méo et Liette-ju, « deux aimants collés comme des pôles opposés, prisonniers d’un four à deux places dont le fonctionnement ne répondait pas aux lois de la physique non destructrice : la logique voudrait qu’ils s’entredéchirent, mais la passion a des raisons que même ta mère ignore… ».

Coup de coeur du Jury
Bleu, magnitude 9. Elisabeth Coudol
Barbizon (77)
La passion de la couleur bleue poussée au degré extrême sur l’échelle de Richter du coup de foudre
amoureux mène le héros de « Bleu, magnitude 9 » à soudain décider de vivre dans le bleu
intégral. La maison, peu à peu se transforme, inondée de bleu…Objets, meubles, luminaires, linge et vaisselle, tout y passe. Colortech est missionnée pour tendre du bleu le plus pur murs, sols et plafonds. Cela ne peut finir qu’en tragédie, surtout quand l’épouse réagit… Un suicide, mais à la peinture bleue, bien entendu ! On pense évidemment à Klein, cité plusieurs fois dans l’oeuvre, qui avait invité, lors d’une exposition, les visiteurs à errer dans la pièce principale, derrière des vitres peintes en bleu, tandis que des serviteurs présentaient de jolis verres remplis d’un cocktail bleu aquatique !


Coup de coeur de la Municipalité
Désormais je peux te dire. Odile Goujon
et Lydia Chabert-Dalix
Saint Jean en Royans (26)
Une autre magnifique histoire d’amour, rythmée par la musique, nous entraîne une nouvelle fois vers Rome. C’est le fil conducteur de « Désormais, je peux te dire… », agréable récit, que l’on peine à résumer tant il est à la fois riche par ses expressions ou ses images et pauvre par son intrigue qui ne sert que de prétexte au décor. Deux amants cherchent, là encore, désespérément, à trouver leur équilibre. Cette quête les conduira à la tragédie : « Je ne peux plus jouer avec toi, Yann. Ma route est plus sinueuse que la tienne sur cette portée d’altérations, de silences et de violences. Il est temps pour nous de jouer le dernier mouvement ».

Coup de coeur du Lauréat 2004 et 2005
La toile. Joëlle Ginoux-Duvivier
L’Isle-Adam (95)
Encore le thème de l’artiste et de son modèle dans « La toile ». Ayant achevé son nu, le peintre considère qu’il a réalisé l’oeuvre idéale. Il rejette alors celle qui l’aime et qui avait tout accepté de lui. Il ne peut plus se séparer de sa passion, au point de devoir mutiler le tableau et d’assassiner l’acheteur pour éviter la séparation. Une grande richesse poétique caractérise le style de l’auteur : « Son visage de madone était d’une beauté extraordinaire avec sa peau laiteuse, ses yeux verts en amande, ses lèvres purpurines, hésitant entre moue et sourire. Ses longs cheveux rassemblés d’un côté ne cachaient qu’un sein. Une main reposait, lascive, sur l’arrondi de la cuisse, l’autre tenait une étrange rose noire. Enfin, une étoffe de soie cramoisie épousait la moitié du ventre pour retomber de part et d’autre en un savant drapé. Assurément, la fille était d’une magnificence à couper le souffle ».

Coup de coeur des Amis de la bibliothèque
Dernier blues. Clotilde Marceron
Cavaillon (84)
« Dernier blues » nous entraîne aux côtés de ce braqueur tombé soudainement fou amoureux du jazz,cette passion fatale qui le conduisit en prison. Il y trouvera l’opportunité d’apprendre à jouer du sax. Mais à sa sortie, ses complices trahis l’attendent et son bonheur sera donc éphémère. Texte court aux jolis airs nostalgiques, proches parfois de la poésie épique, qui semblent comme sortis d’ « A bout de souffle » de Godard : « Tout mon corps tremblait, tant j’étais excité. J’aurais voulu crier mon bonheur aux fenêtres éteintes, réveiller tous les endormis et puis, avec eux tous, danser toute la nuit, danser jusqu’à tomber par terre ! Je me mis à tourbillonner et courir jusqu’à en perdre haleine. Sur mon visage, la pluie qui ruisselait se mêlait à des larmes de joie ».

Coup de coeur du Jury des lecteurs
Nous… Roger Beernaert
Saint-Gauzens (81)
La passion mène à la rupture. Quoi de plus banal ? Et pourtant, l’auteur de « Nous… » sait, avec sobriété, transporter le lecteur et lui faire vivre, tel un témoin secret, les saynètes successives parfaitement structurées qui conduisent inéluctablement au drame final. Un bijou d’écriture ! « J’ai toujours su que je ne pourrais vivre sans toi et que je ne durerais que le temps où nous serions deux ».

Coup de coeur de la librairie « A la page 2001 »
Un ticket . Françoise Denis-Ghesquiers
Saint-Leu-la-Forêt (95)
Est-ce du sport, cette passion de conduire vite qui anime Renaud dans « Un ticket » ? Il nous entraîne dans ses virées à un rythme à peine soutenable, jusqu’à ce que l’on découvre qu’il s’agit, fort heureusement pour le héros, d’autos tamponneuses.

Coup de coeur des Bibliothécaires
Bjorn et John. Luc-Michel Fouassier
Ozoir-la-Ferrière (77)
« Bjorn et John » ou comment une finale d’anthologie ‘tennistique’ peut marquer à jamais une existence. L’adolescent entre dans la vie en se référant toujours aux personnalités de ses deux héros. L’âge venant, le souvenir s’estompe… « J’étais McEnroe, insouciant, bougon et inconformiste et les adultes prenaient figure à mes yeux de Borg, champion imbattable, froid et respectueux des règlements ».


Catégorie Francophonie


Premier prix
Ça ne vaut pas la peine d’en faire toute une histoire. Dominique Costermans
Louvain-la-Neuve – Belgique
Peu développé, le thème des amours clandestines a donné naissance a une très belle nouvelle, bien dans la ligne de l’oeuvre d’Annie Ernaux. Une histoire très réaliste : il consulte à l’hôpital et en profite pour la rencontrer. De trop brefs instants volés dans une vie parallèle et qui ne doivent pas laisser de traces. Une véritable atmosphère, de l’humour tendre, une tristesse sourde et Bruxelles en toile de fond. « Ca ne vaut pas la peine d’en faire toute une histoire »…Ce texte, qui vaut la peine d’être lu, a obtenu le 1er Prix de la catégorie Francophonie.

Deuxième prix
De dune et d’azur. L. Mina Idrissi Hassani
Agadir – Maroc
Venu peindre au bord de l’Atlantique, il croise le chemin d’une vieille femme qu’on lui présente comme une artiste peintre un peu solitaire. Leur rencontre autour de cette passion commune donne lieu un véritable suspens psychologique : Lequel des deux abordera en premier le sujet? Un style très académique mais avec un petit sentiment d’inachevé…c’est « De dunes et d’azur » qui a été récompensé du 2° Prix de la catégorie Francophonie.



Palmarès Juniors


Premier prix

Sang d’encre. Garance Coggins
Argonay (74)

Deuxième prix
La danse. Clara Batt
Saint-Leu-la-Forêt (95)

Coup de coeur du Jury
Courir et vivre. Gwendoline Raymond
Saint-Prix (95)

Ont également retenu l’attention du Jury :
Et mes yeux se fermèrent. Christelle Nilles
Saint-Leu-la-Forêt (95)

Un désir passionnel . Manon Vargas
Sannois (95)


Palmarès Benjamins


Premier prix
Chercheur de passion. Pierre Brossard
La Celle-Saint-Cloud (78)

Deuxième prix
Ma passion, la lecture. Marie Souchet
Saint-Prix (95)

Coup de coeur du Jury
Jamais, jamais, je ne pourrais vivre sans les chats.
Noémie Gillon
Saint-Prix (95)

Ont également retenu l’attention du Jury :
Les Tigres. Sophie Weill
Montlignon (95)

Le dessin. Inès Zitouni
Saint-Prix (95)

Jury composé de (par ordre alphabétique) :

Colette Bellon, Jean Bensimon, Nelly Bernard, Myriam Berthieu, Danièle Boyer, Laurence Cartalade, Christine Dedrie, Didier Delattre, Marie-Pierre Lejeune, Marie-Ange Le Rochais, Nadège Letirant, Sami Melayah, Olivier Plantecoste, Charlotte Provoost, Alain Sébillet, Gérard Tardif, Christiane Trocmé, Marie-Françoise Vaçulik, Serge Vincent.

 

 
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